Recherches médicales

Prévention, information et recherche sur les structures cérébrales, les facteurs génétiques, environnementaux et socio-économiques déterminant les comportements normaux et anormaux : tels sont les objectifs de la Fondation Pierre Deniker

Pierre Deniker, professeur de psychiatrie, a effectué toute sa carrière à l’Hôpital Sainte-Anne et à la Faculté de médecine Cochin. Il a découvert avec Jean Delay le premier médicament en psychiatrie.Il nous a appris une approche humaniste et scientifique des troubles psychiques et du comportement tels que toxicomanie et délinquance.
La Fondation Pierre Deniker s’inscrit dans cette lignée.

En France, chaque année, on recense 4500 morts par accidents de la route mais 11 000 morts par suicide. Chaque année des milliers de journées de travail sont perdues, dont plus de la moitié en raison de troubles psychiques. Chez vous ou autour de vous, qui que vous soyez, votre vie croisera une dépression, du stress au travail, une anorexie mentale de la jeune fille, des conduites à risque de vos adolescents, de la toxicomanie, l’alcoolisme d’un proche, le vieillissement pathologique d’un parent.

Nous sommes tous concernés .

Il est temps d’agir.

Aidez la Fondation Pierre Deniker, pour la Santé Mentale!

Dernières nouvelles

Journées de la Fondation

Soi et les autres, question essentielle dans un monde dominé par l’individualisme et la quête éperdue de mieux-être matériel.

Définition du jour:

Schizophrénie: du grec skhizeîn (ou schizein), diviser, fendre, séparer (d’où schisme, division, séparation, et schiste, pierre qui se fend par lames)
et phrên, phrênos, esprit, âme, pensée, intelligence, cœur, diaphragme (lieu supposé de l’âme)

Terme inventé en 1911 par Manfred Bleuler, psychiatre suisse, pour remplacer celui de «démence précoce» (Dementia præcox de Kraepelin), devenu alors assez péjoratif.

En France comme en Allemagne, le terme de schizophrénie ne s’impose définitivement face à «démence précoce» qu’assez tardivement, dans les années d’après-guerre.

«Nous appelons « schizophrénies » et non pas « démence précoce » des cas concernant des sujets qui ne sont pas déments, dont la maladie n’évolue pas dans un sens démentiel, qui paraissent indemnes de toute altération organique et qui sont avant tout des dissociés au point de vue des associations psychiques»
(Henri Claude, janvier 1944)

Schizophrénie, par son étymologie, met en valeur la dissociation, qui est l’une des dimensions cardinales de cette psychose chronique, processus de dislocation et de désagrégation mentale, tandis que «démence précoce» renvoyait au syndrome déficitaire (négatif) de dissociation. Historiquement, cet affaiblissement psychique était couramment observé lors de certaines évolutions spontanées et défavorables (en particulier dans les formes hébéphrénique et hébéphréno-catatonique).

L’autre versant, dit « positif », est un syndrome secondaire de production d’idées délirantes, qui, lorsqu’il domine, constitue la forme paranoïde de la schizophrénie.

Avec Henri Ey, « la » schizophrénie doit être considérée comme une espèce d’un genre, celle des psychoses délirantes chroniques, et l’on préfèrera parler du groupe des schizophrénies, qui ont en commun le processus schizophrénique.

Avec l’aimable autorisation du Docteur Michel Caire, Auteur du site « Histoire de la Psychiatrie en France »